Haussement d'épaules, battements de cils. C'est tout.
Paroles suspendues d'un dialogue infirme de voix.
Brel s'amsterdame dans le juke-box. Il n'y a plus qu'à attendre. Peut être. Attendre. Encore. Mais c'est long d'attendre le temps qui passe. Et près du soir, ils s'en allaient. Près du soir, il rentrait à pied, elle rentrait en bus. C'était le même chemin, la même façon de se dire : "Viens, viens je t'attends". Mais ils ne venaient pas, perdu au fond du coeur, fais d'espoir et de pleurs.
Les jours tombèrent.Je ne t'aime plus.L'oeil de la tempête. L'oeil de l'orage. Tout est infiniment calme, tout est infinimement plat. Le clame plat qui surprends le bateau. L'eau ne bouge plus, le vent n'existe plus. Mais tout ne tiens qu'à un fil comme une respiration bloquée, une image arrêtée prête à vivre.
Je ne t'aime plus.L'oeuf du serpent. Les élément se mettent à danser, à s'entrechoquer. A se déchirer. A s'embraser juste avant que le ciel ne pénètre la mer en une ultime tentative de réconciliation. Unique et magique. Mais la tempête désagrèfe tout. Le navire ne semble plus qu'une coquille de noix balancée.
Je ne t'aime plus.L'amour a déserté les draps, déserté les corps, déserté les coeurs. N'a laissé qu'un glaive entre deux corps, les deux coeurs, les deux âmes. Le glaive est luisant de sang, du sang vaiqueur de la déchirure. De la blessure. De la brisure. De la souffrance. A naître. A paraître. A vivre.
Alors, il ne reste bientôt plus rien que deux corps qui se poussent en terrain vague.
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