[Summer just summer]

Elle avait quelque chose de spécial, une beauté peu banale. Là devant moi, sur cette plage déserte, elle jouait avec le vent dans ses cheveux, fumer tranquillement une cigarette, l'air abandonné, elle s'offrait à la mer. Son corps immobile jusqu'à présent, se mit à bouger. Lentement, elle s'avança vers sa destinée, la mer se mit à onduler puis à gronder. Le ciel devint gris, ça sentait l'orage à plein nez. Et moi j'étais spectateur. Spectateur de cette fille, de cette fragilité. Livrée à elle même dans les méandres de la vie, elle avait le ciel et la mer à ses pieds. Cliché sur cliché, j'étais témoin de la situation. De ce rêve ou cette réalité? La drogue m'avais pris une fois de plus le crâne, et je n'étais plus sur de moi même. Etait-ce juste mon immagination qui me jouait une fois de plus un tour? Ou cette fille était vraiment là devant mes yeux, à marcher pieds nus en direction de la mer? Le ciel était bien sombre, la mer hurlait-elle? Je ne savais plus...
Ma tête était tombée sur le sable et mes yeux commencèrent à s'ouvrir. Le sable dégoulina le long de mes cheveux, mes vêtements. Je me retourna vers la mer. Rien. J'avais rêver. Puis une main se posa sur mon épaule. Elle était là derrière moi, un sourire joliment dessiné sur ses lévres.






pix: aucun rapport juste un tit montage de notre semaine à fort mahon city playa avec les vagins
[Summer just summer]

# Posté le mercredi 08 août 2007 07:20

Modifié le jeudi 16 août 2007 15:16

[ A la recherche du je(ux)] 3ème extrait

[ A la recherche du je(ux)]                                                          3ème extrait





J'ai longtemps refoulé l'idée d'aimer les femmes. Tout le monde aimait les garçons, alors moi aussi je devais les aimer. J'aimais joué avec eux, j'aimais courir conte eux, j'aimais leur histoire.
Pour moi c'était ça être amoureuse: c'était aimer faire quelque chose avec un garçon ( n'y voyez rien de sexuel ) le regarder, l'admirer parfois, et le battre. Je les aimais à ma manière.

Mais elle c'était autre chose, c'était une amitié qui est devenue intime un soir de printemps. C'était un corps sur le mien puis en dessous, des mains qui se lient puis se délient. Les coeurs s'emballaient, se rattrapaient puis se perdaient dans nos étreintes. C'était deux bouches qui se cherchaient sans cesse. Des frissons le long de la colonne, des gémissements incontrôlables. Puis le coup final, le summum du summum, le plaisir intense, le 7ème ciel, appelez ça comme vous voulez, ça ne changera rien à la force de ce plaisir qui a envahit nos deux corps au même moment. En totale harmonie. C'était une première fois, ou plutôt la première avec une fille, avec mon semblable. De tout ce plaisir s'en résultat une remise en question, à en faire mourir plus d'un. Bien sûr que je savais depuis bien longtemps, que je désirais plus les femmes que les hommes. Mais maintenant que la barrière était franchie, j'avais peur. Je ne sais pas vraiment de quoi ni pourquoi, mais elle me rongeait jusqu'aux os. Pour rien au monde je ne l'aurai laissé me détruire mon bonheur, alors j'avançais la tête droite et forte.
Elle était ma drogue, sans elle j'étais perdue, laissée seule à ce que Nina Bouraoui appelle « Mes mauvaises pensées » (ndlr: titre d'un de ses romans).

# Posté le mercredi 25 juillet 2007 18:24

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 18:42

Par respect pour l'auteur (non connu au grand jour) de ce texte je ne voudrais aucun copier/coller.



Haussement d'épaules, battements de cils. C'est tout.
Paroles suspendues d'un dialogue infirme de voix.

Brel s'amsterdame dans le juke-box. Il n'y a plus qu'à attendre. Peut être. Attendre. Encore. Mais c'est long d'attendre le temps qui passe. Et près du soir, ils s'en allaient. Près du soir, il rentrait à pied, elle rentrait en bus. C'était le même chemin, la même façon de se dire : "Viens, viens je t'attends". Mais ils ne venaient pas, perdu au fond du coeur, fais d'espoir et de pleurs.


Les jours tombèrent.



Je ne t'aime plus.


L'oeil de la tempête. L'oeil de l'orage. Tout est infiniment calme, tout est infinimement plat. Le clame plat qui surprends le bateau. L'eau ne bouge plus, le vent n'existe plus. Mais tout ne tiens qu'à un fil comme une respiration bloquée, une image arrêtée prête à vivre.


Je ne t'aime plus.


L'oeuf du serpent. Les élément se mettent à danser, à s'entrechoquer. A se déchirer. A s'embraser juste avant que le ciel ne pénètre la mer en une ultime tentative de réconciliation. Unique et magique. Mais la tempête désagrèfe tout. Le navire ne semble plus qu'une coquille de noix balancée.


Je ne t'aime plus.


L'amour a déserté les draps, déserté les corps, déserté les coeurs. N'a laissé qu'un glaive entre deux corps, les deux coeurs, les deux âmes. Le glaive est luisant de sang, du sang vaiqueur de la déchirure. De la blessure. De la brisure. De la souffrance. A naître. A paraître. A vivre.
Alors, il ne reste bientôt plus rien que deux corps qui se poussent en terrain vague.

Tous droits réservés ©
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Par respect pour l'auteur (non connu au grand jour) de ce texte je ne voudrais aucun copier/coller.

# Posté le samedi 14 juillet 2007 10:59

[12 juillet]



Le je n'existe plus, tu l'a tué à coups d'épée et de mensonges.

Tu lui as fait espérer, croire que tout était possible, tu allais lui redonner vie, quelque part au paradis. Et puis ce sont sur quelques notes, quelques lignes noircies que tout s'est terminé. Soir de pleine lune. Un signe... peut être. On fume une cigarette pour faire passer la mauvaise nouvelle, et puis une deuxième parce que la première n'a servie à rien. On se fait un café, machinalement, puisque la fatigue ne viendra pas taper à la porte cette nuit. Ce corps étouffe, étouffe de lui même. Surplus de chair. Les os se cachent, les mains trifouillent mais le squelette reste introuvable.

Tu as tué le je. Tu l'as tué à coups de bonnes paroles, et de carresses déplacées.




[tous mes amis m'ont dit qu'c'était moi mon pire ennemi]
Mano Solo

[12 juillet]

# Posté le jeudi 12 juillet 2007 11:01

*festival de la Vache Verte*

Alors voilà les gens je reviens du festival de la Vache Verte où musique, potes, rire et défonce ont rythmé notre petit week end. Hormis quelques mésaventures : perte d'une pompe dans la gadoue, perte de quelques cigarettes magiques, réchaud mais pas de casseroles, et une bonne après midi de pluie, tout était là pour que l'on plâne à des milles de cette foutue terre. Si il fallait retenir quelques groupes de ce festival, ce serait sans hésiter : Crazy Doctors, Makiasko, Island Sound Posse, et le must du must Broussai! Danser fut le mot clé de ce week end, si bien que dormir en fut quasiment oublié, et ceci n'est pas un mauvais point.
Alors je vous laisse avec ma phrase du moment

* Y a que la musique qui me fait bander*

et cette magnifique vidéo de Broussai

# Posté le samedi 07 juillet 2007 05:23

Modifié le jeudi 12 juillet 2007 07:12